Scénario

L’affaire des poisons

Date du récit
février 1680
Date de session
24 octobre 2026
Arc
Paris la rouge
Lieu
Paris
Personnages joueurs
  • Ambrosia
  • Ravis
  • Gabriel
PNJ liés
  • Constantino
  • Madame de Vivonne
  • La Reynie
  • La Voisin
  • Marquis Bernard de Fersac
  • Iorus
Factions liées
  • Cour de Villon
  • Chambre Ardente
  • Sabbat
L’affaire des poisons

Résumé court

Chargés par Constantino d’enquêter discrètement sur l’affaire des poisons, Ambrosia, Ravis et Gabriel découvrent que derrière les rumeurs de sorcellerie et de messes noires se cache une implication vampirique probable. Entre intrigues de cour et laboratoire occulte, la coterie doit empêcher la Chambre Ardente d’en apprendre trop tout en remontant la piste des véritables instigateurs.

Résumé détaillé

Dans le climat de panique qui suit la mort de la marquise de Brinvilliers et l’arrestation de La Voisin, Constantino convoque la coterie dans les égouts de la rive gauche. Il leur explique que la Cour de Villon craint que l’affaire des poisons n’attire une attention excessive sur les pratiques nocturnes et sur d’éventuels liens avec les vampires. Convaincu qu’il existe une implication vampirique, il charge les PJ d’identifier les responsables, de déterminer s’ils agissent seuls ou pour un groupe, et de récupérer si possible les notes ou échantillons de La Voisin avant leur destruction.

Une première piste mène à une réception donnée par Madame de Vivonne, belle-sœur de Madame de Montespan. La coterie s’y infiltre. Ravis échange avec le marquis Bernard de Fersac et comprend qu’il s’agit d’un provocateur vampirique arrogant, peu soucieux des humains et dangereusement proche de la rupture de la Mascarade. Ambrosia croise Iorus, un Tremere lui aussi sur la même piste, et obtient de lui un partage prudent d’informations. Gabriel, de son côté, prend de grands risques pour surprendre un message reçu par La Reynie. Enfin, la coterie intercepte Jean Bartholominat, dit La Chaboissière, valet de Louis de Vanens, qui révèle qu’un ancien laboratoire de La Voisin, dissimulé derrière une porte secrète dans une maison close déjà connue de la police, risque d’être découvert sous peu par la Chambre Ardente.

Les PJ se rendent sur place et découvrent un sous-sol déjà partiellement perquisitionné, marqué de symboles de protection religieuse. En forçant un mur disjoint, Gabriel met au jour une cave secrète encore intacte, emplie d’odeurs de fer, de chair et d’encens. Ils y trouvent des instruments alchimiques tachés de vitae, des papiers mêlant formules et prières, un cercle de cire noire centré sur un reliquaire vide, ainsi que Marguerite Joly, ancienne assistante et goule de La Voisin, à demi folle. Elle supplie qu’on ne la livre pas à “l’homme aux yeux blancs” et évoque un “noble étranger” venu purifier Paris par le feu et le sang des puissants. Elle confirme que La Voisin a été emmenée au Châtelet avec ses grimoires, et désigne un autre lieu de rassemblement : le cimetière des Innocents, où “le sang dort sous la terre”.

Confrontée à deux urgences simultanées, la coterie doit choisir entre intervenir au Châtelet pour empêcher la Chambre Ardente d’apprendre des vérités dangereuses, ou poursuivre immédiatement la piste du cimetière des Innocents pour surprendre les maîtres de l’affaire. Elle décide de privilégier la menace institutionnelle et tente d’obtenir des interventions du prince et de ses contacts afin de limiter ce que La Voisin pourrait révéler. Ambrosia acquiert alors la conviction que la Chambre Ardente est une émanation de l’Inquisition.

Les PJ se rendent ensuite au cimetière des Innocents, dans le caveau indiqué par Marguerite Joly. Ils n’y trouvent pas les responsables, mais seulement des tombes éventrées de l’intérieur et les traces d’un rituel non magique, fondé sur une corruption de rites chrétiens par des vampires. Les instigateurs ont déjà fui, mais la nature religieuse et organisée de leurs pratiques apparaît désormais beaucoup plus clairement.

Éléments importants pour la chronique

  • Bernard de Fersac apparaît comme un vampire provocateur, cynique, et dangereux pour la Mascarade.
  • Iorus, un Tremere, suit la même piste que la coterie et accepte un échange d’informations.
  • Le laboratoire secret de La Voisin contenait des instruments marqués par l’usage de vitae.
  • Marguerite Joly évoque un “homme aux yeux blancs” et un “noble étranger” derrière l’affaire.
  • Ambrosia conclut que la Chambre Ardente est liée à l’Inquisition.
  • Le cimetière des Innocents abrite les traces de rites chrétiens pervertis par des vampires.

Mystères qui demeurent

  • Qui est exactement “l’homme aux yeux blancs” craint par Marguerite Joly ?
  • Quel rôle exact jouaient Bernard de Fersac dans cette affaire ?
  • Quelle est l’ampleur réelle de l’implication de l’Inquisition dans la Chambre Ardente ?
  • Le rituel observé au cimetière des Innocents n’est pas magique, mais à quoi servait-il exactement ?
  • Les responsables ont fui : où se sont-ils repliés, et préparaient-ils une action plus vaste ?